Le film parle d'une société en perdition, dont seuls quelques membres sont encore "sains" et capables de perpetuer les valeurs.
Le synopsis part ainsi : "Dans un futur proche, le monde est devenu fou."
Et si ce futur était plus proche que ce qu'on peut imaginer ? Après tout, il suffit de regarder nos informations pour y voir un monde dont on peut facilement ne retenir que les mauvais côtés : violence, incompréhension, racisme, consommation, égoïsme...
La communauté du film combat toutes ces dérives. Elle prêche la non-violence, la communication, la vie en commun, l'aide mutuelle... Elle constitue une sorte d'élite qui, en connaissance de cause, essaie de se restreindre à faire le bien et à sauver ce qu'il y a de bon en l'être humain.
Ensuite, les personnages se sont réfugiés dans une université. L'analogie qui en découle est simple : c'est le savoir, la culture et la connaissance qui peuvent sauver le monde de sa chute.
Pour ce qui est du reste de l'histoire, notamment le conflit entre Christian et l'Ancien, il se traduit par le fait que pour créer cette société parfaite où les mauvais côtés de l'homme n'existe pas, l'Ancien a essayer d'imposer une pensée unique.
Là où, pour sauver le monde, c'est un groupe de personnes conscientes du danger qui devraient agir, dans le film, ce ne sont que des personnes manipulées. Emprisonnées. Or, l'homme est constamment en quête de liberté. En s'opposant à lui, Christian ne fait donc que chercher à s'emanciper et à exister réellement en tant qu'individu, et pas seulement comme une énième copie d'un être humain soit disant parfait.
Menlity, ou quoi que soit le nom de ce film, parle de choix. On existe par nos choix, bons ou mauvais, ceux qu'on fait et ceux qu'on n'ose pas faire.
Là où ces choix nous mènent relève par contre de la fiction.
