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 L'implication du scénariste...

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Évaïtar
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MessageSujet: L'implication du scénariste...   Lun 10 Déc - 14:12

À quel point doit-on s'impliquer dans les histoires que l'on raconte ?

Après tout, nous ne sommes (ou nous nous destinons à être) rien de plus, rien de moins, que des conteurs d'histoires.
Les questions qui se posent alors sont les suivantes : Que vais-je bien pouvoir raconter ? Comment vais-je bien pouvoir le raconter ?
Ce qui pose donc la question de l'implication de l'auteur : Ne peut-on parler que de ce que nous avons vécu ?
Cette question est d'autant plus ambiguë dans le monde du cinéma, puisque je nous vous apprend rien si je vous dis que le plus part du temps, le réalisateur n'écrit pas le scénario !
D'ailleurs, pour certains, c'est cette donnée qui fera ou non basculer le film dans cette mystérieuse catégorie des films d'auteur !
D'autre part, quelle peut donc être la place de la recherche si de toute manière, seul le vécu importe ?

Voilà certaines des questions que je me pose actuellement, alors que le projet de cette année semble m'imposer mon plus grand effort d'écriture à ce jour.


Dernière édition par Évaïtar le Sam 21 Nov - 20:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'implication du scénariste...   Sam 15 Déc - 4:26

Je conteste (gentiment bien sûr Smile ) : je ne suis pas d'accord. Very Happy

Déjà je ne suis pas d'accord sur le fait que nous sommes rien de plus, rien de moins, que des conteurs d'histoires. On peut faire un film sans histoire. Pour moi le plus important n'est jamais de savoir ce que je vais bien pouvoir raconter, mais plutôt :

Quels sont les émotions que je veux provoquer ?. Le rire ? Les larmes ? Les deux? Un malaise ?

Et sa question complémentaire ( à voir pour l'ordre des priorité) Sur quel sujet j'aurai envie de développer ces émotions ? Rire sur une simple blague sans engagement ? Pleurer sur une histoire d'amour? Donner un certain malaise en montrant un certain reflet de notre société ? Ou n'importe quelle autre connerie...

Pour moi tout cela peut très bien se raconter sans histoire proprement parler. On peut tout simplement exposer des images à la suite, sur un thème juste pour chercher à éveiller quelque chose, faire du cinéma expérimental =)!

L'implication de l'auteur ? :: > L'œuvre est un point de vue. Celui de l'auteur.

On ne peut pas, je pense, porter immédiatement son point de vue à l'écran sans y avoir réfléchi un minimum. Ce qui rejoint les précédentes questions. Pourquoi porter son point de vue à l'écran sur un tel sujet ? pour exprimer quoi ? Par quels émotions toucher le spectateur autant que nous sommes touchés ?

Il est donc essentiel de parler de ce que l'on connait, de ce qu'on a déjà vu, de ce que nous avons ressenti à l'égard d'un ami dans tel ou telle situation, et non forcement de ce que nous avons vécu, nous, personnellement.

J'arrête ici. Je suis complètement fatigué et plus trop sûr de ce que j'écris ou de ce que je pense... Mais ce doit être à peu près ça...

Il n'est pas nécessaire de rappeler que je n'ai pas encore de scénario pour le Rouge... et donc que mes paroles ici peuvent être largement déconsidérées.

Bon WE!

Et vraiment désolé pour la lecture saccadée, les photes d'aurtaugrafes (Désolé je sais que tu es pointilleux dessus ^^ ) peut être trop présentes...
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MessageSujet: Re: L'implication du scénariste...   Dim 16 Déc - 1:45

Heureusement que tu contestes, que tu n'es pas d'accord, sinon à quoi servirait le petit [Débat] au début du sujet ? Mais, attention à bien débattre sur la bonne question. En effet, celle-ci n'est pas de déterminé qui, du fond (l'histoire) ou de la forme (les sentiments), doit prévaloir dans l'écriture d'un film !

Certes, certains ne s'intéressent qu'à la forme et d'élément le fond (comme les films expérimentaux ?). Certes, d'autres (comme toi ?) conservent les deux, mais privilégient tout de même la forme. Certes, ces gens-là excitent, mais ce n'est pas à eux que ma question se pose !

Il me semble claire que la question de l'implication du scénariste ne se pose vraiment qu'aux personnes pour qui l'histoire (le fond) a de l'importance et pour qui il importe de respecter un maximum la justesse et la vérité de celle-ci. Bien sûr, sans que cela implique forcément un délaissement de la forme.

Je repose donc mes questions de manière plus claire :

  • Est-il possible de parler juste et vrai d'une chose que nous n'avons pas vécue ?
  • Dans quelle mesure les recherches théoriques et les témoignages que l'on peut rassembler peuvent-ils pallier à ce manque d'expérience ?


Concrètement, dans mon cas :
Puis-je traiter correctement du suicide chez les adolescents homosexuels sans être moi-même un adolescent homosexuel suicidaire ?

Par ailleurs, il faut aussi faire attention à la terminologie employée : évidemment qu'on ne peut parler que des choses que l'on connaît. Si tu ignores l'existence de quelque chose, comment veux-tu en parler ? Le problème est qu'il y a de multiples façons de connaître une chose. La question est de savoir laquelle va me permet d'en parler de manière juste et vraie !

J'ai bien essayé de traiter mon sujet sans l'avoir étudié, en me basant exclusivement sur mes connaissances imaginaires, mais alors on m'a dis que ce que j'avais écrit sonnait faux. Je l'ai donc étudié pour en avoir une connaissance théorique, mais va-t-il sonner plus vrai maintenant ? Pourra-t-il, un jour, sonner vrai sans que je n'en face moi-même l'expérience ? Sans que je ne le connaisse de manière concrète ou empirique ?

La question n'est pas non plus de savoir s’il vaut mieux tenter de parler d'une chose sublimée ou imaginée, plutôt que d'une chose réelle. C'est un choix que j'ai déjà fait. J'ai choisi d'être le plus proche possible de la vérité...

Mais la vérité est une question de point de vue, me direz-vous. Là, permettez-moi de vous dire qu'on n'en sort plus !
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MessageSujet: Re: L'implication du scénariste...   Dim 16 Déc - 5:32

Mais je n'étais pas d'accord sur les questions qui se posaient. Pour moi elles sonnaient faux. C'est pour ça que j'ai contesté, et développé en prenant d'autre question pour exemple. Pour moi c'est clair et net, nous ne sommes pas, rien de plus, rien de moins, que des conteurs d'histoires.

Citation :
...Qu'on en sort plus...

C'est juste que jamais tu pourra jamais parler d'une chose de manière juste et vrai. Tu appliquera ton point de vue, et les personnes les plus touchées seront celles qui le partage. Ne cherche pas à comprendre comment faire " vrai" , cherche juste à comprendre...

Citation :

Puis-je traiter correctement du suicide chez les adolescents homosexuels sans être moi-même un adolescent homosexuel suicidaire ?


Déjà te poser la question : Pourquoi vouloir traiter correctement du suicide chez les adolescents homosexuels ?

Et ensuite, tu as certainement connu, même sans le savoir, des homosexuels suicidaire ou des suicidaire. Si tu as trouvé une réponse qui te semble juste à la première question, alors tu comprendra comment les témoignages pourront combler tes manques... enfin il me semble.
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MessageSujet: Re: L'implication du scénariste...   Dim 16 Déc - 19:44

Je ne voulais pas que cette discussion s'oriente dans cette direction, mais je ne peux pas te laisser dire n'importe quoi !

Pourquoi écrire un film, c'est avant tout écrire une histoire ?

Si je relie bien ton précédent poste, tu te poses toi aussi deux questions :

  • Quelles sont les émotions que je veux provoquer ?
  • Sur quel sujet j'aurai envie de développer ces émotions ?

Donc, quand tu décides d'écrire un scénario, tu te demandes d'abord si tu veux des rires, des larmes ou autres et ce n'est qu'ensuite que tu choisis l'histoire à travers laquelle tu vas faire passer ces émotions ! Si histoire il y a lieu de choisir puisque celle-ci n'est qu'accessoire au regard de certains films expérimentaux qui s'en passent très bien !

Excuse-moi, mais j'ai du mal à concevoir quelqu'un qui écrirait un scénario en commençant par se dire : ok, au bout de 15 minutes je veux des larmes et au bout de 30, un gros éclat de rire !
Non sérieusement, la production d'émotion ne serait-être la basse directrice d'un film, à moins que tu sois un gros producteur hollywoodien, plus soucieux d'appliquer une recette commerciale que de faire un film intéressant et original ! Produire certaines émotions, c'est l'objectif des films, pas leur idée directrice !

Pour comprendre ça, il faut aussi que tu comprennes que les émotions ne sont pas indépendantes de l'histoire. Tu ne peux pas avoir, comme tu le prétends, un film purement émotionnel ! Les deux sont étroitement liées dans le sens où toute histoire induit des émotions et je vais te le prouver.

Tu prends toi-même l'exemple de certains films expérimentaux, qui selon toi n'ont pas d'histoire. Tu décris même ce que serait en fait de tels films : des films qui "expos[ent] des images à la suite, sur un thème". Premièrement, je trouve très méprisant d'assimiler les films expérimentaux à ce qui me semble plutôt être une séance diapo. Deuxièmement, c'est mal connaître la raison d'être des films expérimentaux.
N'est pas film expérimental qui veut. Ce n'est pas en mettant à la suite deux ou plusieurs images que tu fais "de l'expérimental".
À la base de chaque film expérimental, il y a un concept, une idée, une innovation visuelle et/ou sonore. Il y a de nouvelles formes, mais ces formes ne sont rien tant qu'elles ne sont pas appliquées à un fond. Un film expérimental est la matérialisation de ces innovations, l'application d'une forme à un fond ! Mais le film expérimental ne s'arrête pas là, il manque encore une étape cruciale : la projection du film à un public. Le film expérimental, comme son nom l'indique, est avant tout une expérience. Or, tant que celle-ci n'est pas réalisée, présenté à un public dans le cas du cinéma, ce n'est qu'une théorie invalidée. Ce n'est qu'après cette ultime étape que l'on saura si l'expérience est ou non concluante, si cette nouvelle manière de faire du cinéma a effectivement produit les réactions, les émotions, escomptées. Si elle a finalement trouvé une application, si elle est parvenue à servir notre propos, notre histoire.
Les films expérimentaux cherchent de nouvelles manières de faire du cinéma, de nouvelles manières de raconter des histoires.

Une fois, nous avons visionné (Rémy, Christophe et moi-même) un film qui se disait expérimental. L'auteur avait superposé plusieurs vidéos et y avait ajouté plusieurs effets, un peu n'importe comment. Il justifié ensuite sa démarche en disant que, parfois, des formes "étranges" ressortaient du chaos. Une fois, il était même parvenu à former une silhouette de visage. Mais aux questions : Qu'est-ce que ça exprime ? À quoi ça sert ? Il n'avait aucune réponse... C'est ça un film expérimental ? Non, c'est tout au plus une curiosité vidéo à qui il peut arriver d'être "jolie à regarder" ! Attention, je ne critique pas ici son idée, je critique son application, la pertinence de son expérience. Je critique son film.
Sans fond, cette expérience n'avait pas lieu d'être. C'est comme frapper quelqu'un au visage et constater que, parfois, ses bleus prennent "une forme rigolote" !

Certes, il est parfois difficile de bien cerner le fond de ce genre de film puisque, par définition, ce fond s'exprime de manière atypique et non conventionnelle, mais c'est une erreur que de croire qu'il n'y en a pas. Si celui-ci n'est pas perçu, c'est que l'expérimentation est un échec.

Je rapporterai mercredi de vrais films expérimentaux, dont l'intérêt et la qualité sont avérés, afin que nous puissions tous nous faire une idée juste sur la question.

Pour ce qui est de la relation indéfectible de l'histoire et des émotions au cinéma, ma démonstration ne s'arrête pas là. Considérer la simple étude du cas des films expérimentaux comme applicable au cinéma dans son ensemble serait un raccourci que l'on risquerait de me reprocher. Je poursuis donc mon argumentation...

Pour bien comprendre ce lien, il est primordial de comprendre avant tout ce qu'est une émotion.
Pourquoi rit-on ? On peut rire à une blague, par exemple. Or, qu'est qu'une blague si ce n'est une narration d'une suite de faits : une histoire (drôle).
De plus, l'avantage du cinéma est sans conteste son aspect fédérateur de diverses expressions artistiques. Ainsi, cette blague pourra être racontée au cinéma à travers des paroles, bien sûr, mais aussi des gestes, des mouvements, des attitudes et même des décors ou des costumes. Par conséquent, même si, tout à l'heure, j'ai critiqué la pertinence de ton exemple, un film composé d'une suite d'images ne peut être sans histoire, puisque chaque image constitue au moins un fait et qu'une suite d'images serait donc une suite de faits : une histoire.
Je dis bien qu'une image constitue au moins un fait, puisqu'il serait facile d'expliquer en quoi les différents constituants de celle-ci contribuent tous à raconter une histoire au sein même de celle-ci. Un film purement émotionnel n'est valable qu'en tant que concept, puisque dès sa concrétisation, celui-ci se charge inéluctablement d'une histoire. De même, ceci est aussi valable lors de l'écriture du scénario, au moment de la réalisation de l'idée (dans le sens de son introduction dans le réel). C'est pourquoi, écrire un film, quelle que soit notre intention de départ (inventer une nouvelle manière ou produir des émotions), c'est avant tout écrire une histoire. C'est pour cela que nous sommes, en définitive, des conteurs d'histoires.

J'ajouterai même que ce lien étant maintenant établi, il est facile d'appréhender le fait que plus une histoire est réussie (bien écrite et bien contée), plus les émotions qu'elle produira chez le spectateur seront intenses et profondes.

Enfin, pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté, je tiens à préciser que l'orque je dis que "nous ne sommes rien de plus, rien de moins, que des conteurs d'histoires", cette phrase n'a aucune valeur dépréciative, bien au contraire.

Peut-être préfères-tu te considérer comme un procurateur d'émotion, car tu trouves ta position de conteur dévalorisante ? Ce qu'elle n'est pas ! Cependant, il faut que tu reconnaisses qu'il y a plusieurs procurateurs d'émotions en ce monde, chacun utilisant le moyen qui lui est propre : l'accident tue, l'amant aime et le cinéaste raconte des histoires !

P.S.
À la question : "Pourquoi vouloir traiter correctement du suicide chez les adolescents homosexuels ?", je répondrai : parce que je ne voit pas l'intérêt de traiter d'un sujet aussi important à mes yeux, d'un manière fausse ou mensongère !
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MessageSujet: Re: L'implication du scénariste...   Dim 16 Déc - 21:59

Je ne sais pas quoi penser de ton post. j'ai envie de dire que tu t'égare pas mal... Et je m''en excuse d'avance de le dire, mais je pense que développer tout ça ne rimait un peu à rien...

Bon déjà... Jamais je n'ai dit qu'un film expérimental était une suite d'images mis à la suite.... Mais justement pour beaucoup de récepteurs ne cherchant pas d'ouverture d'esprit, ça peut ressembler à rien de plus qu'une suite d'image... d'où mon petit " =)" ... Faut savoir lire au delà des lignes Smile ! Je pensais aussi plus à des œuvres comme le Non-Film de Quentin Dupieux.


Ensuite pour un réal qui trouve des moyen, et qui désire faire un film expérimental juste pour la beauté des formes... tant pis pour lui.
L'expérimental se ressent, et ce plus que tout autre genre.


Quand on écrit un scénario, on ne se demande pas si on veut des rire ou des larmes... voyons c'est stupide... Je ne suis pas de la troupe du Splendid, ou producteur US.

Et je rejoins la question la plus importante, à laquelle tu as mal réfléchis, ou alors tu ne cherche tout simplement pas à t'ouvrir aux autres maintenant... Mais quelque chose me semble plus qu'évident : "Pourquoi vouloir traiter correctement du suicide chez les adolescents homosexuels ?" implique a répondre en priorité à " Pourquoi vouloir traiter du suicide chez les adolescents homosexuels ?" et " Pourquoi est il si important a tes yeux "

Je ne cherche pas à provoquer une émotion pour vendre. Je ne cherche pas à provoquer une émotion dans un film, mais pour moi, un film part d'une émotion, d'un sentiment, et autre.
Je me vois mal écrire un film, juste pour faire un film, j'aurai l'impression de perdre mon temps. Mon écriture partira d'un ressenti. Et donc je ne vais pas programmer des larmes à telles minutes et un rire à telle minute, mais trouver la narration permettant de synthétiser ce que je voulais exactement exprimer, lors de ma situation initiale ou ma fin. Un état d'esprit qui nous semble original, incompris, que l'on cherche à comprendre en écrivant l'histoire. Celle ci n'est pas à dévaloriser, bien au contraire. Le réalisateur par contre peut être largement dévaloriser. Seulement qui passe entre le scenario et le public, lorsqu'il s'agit d'un film? ...

Pour comprendre ce qu'est une émotion ?
Il suffit d'embrasser quelqu'un, de tromper quelqu'un, de se faire jeter par quelqu'un de pleurer sous la pluie, de rester assis sur un banc public, et regarder une femme soumise à ses gosses, un clochard se faire délogé par quatre flic, ou se faire frapper par quatre mec, à qui l'on a subitement envie de casser la gueule... et j'en passe...

Tu entre dans le vrai : L'accident tue, l'amant aime ( mais aimer n'est pas l'Amour! je garde ma théorie), et le réalisateur raconte des histoires. Il est autre. Il adapte une histoire, il donne le ton de celle ci par la mise en scène, le son, l'image, le montage...

En ce qui concerne le film d'auteur, il y'a donc bien plus que de raconter une histoire.
En ce qui concerne l'adaptation d'un roman, ou du scenario de quelqu'un, il s'agit juste d'adaptation. C'est comme ça que je vois les choses.


Pour ressentir les choses, si elles n'arrivent pas, et que tu souhaites les ressentir, il suffit de les provoquer...
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MessageSujet: Re: L'implication du scénariste...   Lun 17 Déc - 0:41

Ah, Guillaume, il faut te coucher plus tôt !

Tu me forces à dévier du sujet en polémiquant sur ma phrase d'introduction :
WaN a écrit:
Déjà je ne suis pas d'accord sur le fait que nous sommes rien de plus, rien de moins, que des conteurs d'histoires.
Je te réponds en te signalant clairement qu'on dévie du sujet :
Évaïtar a écrit:
Mais, attention à bien débattre sur la bonne question.
Évaïtar a écrit:
Je ne voulais pas que cette discussion s'oriente dans cette direction, mais je ne peux pas te laisser dire n'importe quoi !
Et après tu me reproches de m'être "égaré" !?
WaN a écrit:
j'ai envie de dire que tu t'égare pas mal...

Fait aussi attention à ne pas te contre dire de post en post :
WaN a écrit:
Quand on écrit un scénario, on ne se demande pas si on veut des rire ou des larmes... voyons c'est stupide...
WaN a écrit:
Quels sont les émotions que je veux provoquer ?. Le rire ? Les larmes ?
Avoue quand même que c'est gros !

Et puis, c'est quoi cette psychologie à deux balles :
WaN a écrit:
Et je rejoins la question la plus importante, à laquelle tu as mal réfléchis, ou alors tu ne cherches tout simplement pas à t'ouvrir aux autres maintenant...
Là encore, ça na rien a voire avec le sujet. Je le répète, la question n'est pas de savoir pourquoi je veux en parler, mais puis-je en parler !

Et c'est bien joli de dire :
WaN a écrit:
Il suffit d'embrasser quelqu'un, de tromper quelqu'un, de se faire jeter par quelqu'un de pleurer sous la pluie [...] Pour comprendre ce qu'est une émotion
Là tu parles de ce que sont les émotions en général. Tu fais du lyrisme. Sois plus terre-à-terre. Moi je te parle des émotions dans un scénario ! Comment veux-tu faire passer ce dont tu parles dans un film, sans une histoire. Ne serait-ce que dire : "Alex vient de se faire jeter par Vincent, après avoir essayé de lui voler un baisé. Maintenant, il pleure sous la pluie battante", c'est déjà une histoire !
Et au cinéma, qu'est-ce que raconter une histoire sinon : "adapte[r] une histoire, donne[r] le ton de celle-ci par la mise en scène, le son, l'image, le montage".

Cette discussion ne rime plus à rien, on ne parle pas des mêmes choses. Ou plutôt, si, mais on ne se comprend pas ! Évidemment que je veux provoquer certaines émotions chez le spectateur, mais la question qui se pose au moment d'écrire le scénario n'est pas qu'elle émotions (je le sais, c'est pour ça que je veux écrire un scénar), mais bien "Que vais-je bien pouvoir raconter ? Comment vais-je bien pouvoir le raconter ?", sous entendus, "pour faire passer cette émotion aux spectateurs".
Or, comme je le crois et le dis :
Évaïtar a écrit:
...plus une histoire est réussie (bien écrite et bien contée), plus les émotions qu'elle produira chez le spectateur seront intenses et profondes
D'où l'intérêt d'être le plus "vraisemblable" (proche de l'impression de vécu) possible, parce que si le public n'y croit pas, s'il sent que tout a été inventé, il n'entrera pas dans l'histoire et ne ressentira pas les émotions que nous cherchons à lui faire passer !
D'où encore, ma question : est-ce qu'on peut suffisamment donner cette impression de vécu, par des recherches théoriques et la collecte de témoignages, sans avoir à le vivre vraiment ? Est-ce que je peux donner l'impression aux spectateurs d'avoir envie de se jeter du haut d'une fenêtre sans que moi même je n'aie jamais eu l'envie de me jeter du haut d'une fenêtre ?
Pourquoi ai-je envie de faire cela, ça me regarde (on s'en fou à la limite) ! La question est : EST-CE QUE JE PEUX ? Est-ce que j'ai ce pouvoir en tant que cinéaste ?
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MessageSujet: Re: L'implication du scénariste...   Lun 17 Déc - 3:13

Mais là tu me donne des éléments pour te contredire ça le fait pas Suspect!
Je fais encore plus vite que les autres fois je viens de formater.

Bon déjà. je venais de rentrer chez moi après 30mn sous le froid, pareil pour l'autre coup, donc impossible de se coucher plus tot ^^!

Ensuite. Oui on parle bien de la même chose, du moins je le vois bien, mais on ne se comprend pas.

Je n'ai jamais dit que quand on écrivait un scenar on se demandais si on voulait des rire ou des larmes. J'ai bien dit qu'avant d'écrire un scenar je ne réfléchissait pas à l'histoire, mais aux émotions à provoquer.
C'est ici même qu'on ne se comprend pas. J'aurai peut être du dire : Des rires, des larmes, un malaise, mais de quel type et par rapport à quoi ?

Je développe rapidement :

Déjà je ne fais pas dans la psychologie à deux balle... je ne sais pas où tu vas chercher tout ça. Comme tu a pris la question "Pourquoi vouloir traiter correctement du suicide chez les adolescents homosexuels ?" dans sa forme la plus simpliste, j'ai jugé que : soit tu n'avais pas encore rélféchi à pourquoi tu tenais vraiment à faire un film la dessus, soit tu ne voulais pas nous le dire ( et j'ai jamais insinué ou pensé que tu te rapprochais des homo suicidaire m'enfin... scratch ) pour diverses raisons, que tu gardais pour toi. Mais en analysant ton film on comprendra pourquoi selon ton approche du sujet c'est tout... scratch

Bon bref, pour la question des émotions et du scènar.

Imaginons que la raison de ton interet pour le sujet, est que tu as vu un père de famille jetté son fils après avoir compris qu'il était homosexuel.
Tu es haineux envers le père, tu trouve la situation presque inimaginable, et pourtant, elle est bien réele... Tu es donc un peu perdu, tu ne comprend pas la réaction du père, et tu te sens très mal pour le fils, tu as envie de lui venir en aide, de faire quelque chose pour l'aider moralement.

D'une autre manière, ce que tu ressens peut être la même chose, mais avec differents éléments. Toujours sur le thème de l'acceptation. Tu ne parle plus a un ami parce qu'il est fana de derrick et que ça te perturbe à mort maintenant que tu sais qu'il est président du fanclub, qu'il en a crée un site internet et que la plupart de ses contact sont des septuagénaires...
Deux semaine plus tard, tu ne comprend pas ton geste. Tu te dis que tu devrai l'accepter comme tel et tu te demande pourquoi tu ne peux pas l'accepter comme il est, et pourquoi le fait qu'il soit ce qu'il est te dérange vraiment... tu réfléchis à une situation similaire et tu trouve : tu es comme un père qui refuse que son fils soit homosexuel et le vire de sa vie. Comme tu n'as pas trouvé d'autre personnes qui jettent leur amis car ils sont fan de Derrick, tu materialise ton cas par une autre situation qui s'en rapproche.


Voilà. C'est ce mélange d'émotion qui fera ton film. C'est la même émotion que tu cherchera a véhiculer au spéctateur pour qu'il partage ton point de vue durant un instant, et suive correctement ton mode de reflexion sur le sujet.

A partir de là tu commence à assembler une histoire. pour provoquer cette émotion, qui servira à partager ton point de vue.

Tu te demandes sur le coup si tu peux en parler ? Bien sûr que oui, tout le monde peut en parler ! De manière la plus juste possible ? Tu peux juste essayer d'y assembler d'autres point de vue sur la chose. Celui du père, de la mère, de la victime de cette incompréhension, le point de vu d'un voisin, de camarades de classes, de professeurs etc... Tu commencera les témoignages... et l'assemblage de chaque point de vue, complété du tiens, creera une vérité générale.

Mais tout ça reste une évidence... C'est beaucoup trop simple et basique par rapport à tout ce qui s'est déjà fait et refais. Comment en parler encore plus justement que justement ? C'est possible, mais si tu ne connais pas tu vas chercher à connaitre non? ça va t'irriter à un moment d'écrire sans savoir si les choses sont vraiment vraiment comme ça...
Il faut que ça paraisse vraissemblable... certe... paraitre... le cinéma est une illusion.


Maintenant pendant l'écriture de scenario te demander quelles émotions tu va véhiculer devient autre chose... C'est stupide, et ça ne se programme pas facilement à partir du moment ou on a définit un but précis au film. Ce sont les éléments que tu mettra en place qui le determineront, selon ta logique des choses.

J'espère avoir déjà clarifier pas mal de chose sur mon petit point de vue.

pour faire court : On réfléchit d'abord à ce qui nous touche et comment ça nous touche. ensuite on cherche à écrire.

Et je ne reste pas d'accord ( puisque tu affirme encore ton point de vue que j'accepte à chaque post, alors je le repète aussi ^^ ) Nous sommes bien plus ou bien moins que des story teller. Il y'a quelque chose qui diffère pour moi, sinon on ne parlerai pas de magie du cinéma.

C'est toi même qui a dit qu'il était primordiale de comprendre ce qu'était une émotion. Je l'ai dis : pour le comprendre, il suffit de vivre... Et laissons tomber les cotés niais... Je défendrai mon image de pleurer sous la pluie, qui peut se reveler extremement sombre et beau à la fois, quand on cherche vraiment à en faire ressortir tout ce qui peut s'en dégager, et pas juste se contenter d'exposer l'image pour que la famille devant sa tv lors de la série tv française du soir se dise : "oh comme c'est triste pour lui..."

Et aussi, quand j'ai dis que tu t'égarais, c'est parce que j'avais pas l'impression que tu écrivais vraiment sur ce que j'avais dis, et donc que tu ne m'avais pas compris.... Je me suis dit " euh... tout ça pour ça... ? "



Bon j'ai du boulot

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MessageSujet: Re: L'implication du scénariste...   Lun 17 Déc - 15:03

Je suis d'accord avec Guillaume sur ce point :
Évaïtar a écrit:
Je le répète, la question n'est pas de savoir pourquoi je veux en parler, mais puis-je en parler !
Oui, tu peux.

Par contre, au niveau de ce truc de conteur d'histoires, vous vous prenez la tête alors que vous parlez de deux visions différentes du même métier. Vous parlez de l'image ou de l'histoire, toutes deux comme possibles créatrices d'émotions. A mon sens, le débat est useless.

Évaïtar a écrit:
Comment veux-tu faire passer ce dont tu parles dans un film, sans une histoire ?
Une histoire, qu'est-ce que c'est ? Il y a trois catégories : des films qui en ont une, les films de Michael Bay, qui sont écrits sur des tickets de métro (bisous Michael), et ceux de Gus Van Sant, qui arrivent à m'énerver alors que je ne sais pas ce qui est raconté (dédicace Elephant).


Maintenant, pour répondre véritablement au sujet, oui, je pense qu'on peux raconter une histoire sans l'avoir vécu soi-même. Spielberg, pour parler de la Shoah, discute avant avec des survivants.
Je crois aussi qu'on peut raconter une histoire sans se servir de témoignage. Spielberg, pour parler d'une rencontre entre un enfant et un extra-terrestre, ne fait pas appel à des témoignages.
Je suis convaincu, enfin et surtout, que ce qui importe, que l'on raconte une histoire en s'étant documenté ou en faisant appel totalement à son imaginaire, qu'il faut que l'auteur imprime son point de vue. Pas adapter seulement ce qu'il a lu ou vu, mais qu'il le transforme et le sublime, à partir de son statut de technicien de l'image. Spielberg, pour parler d'un enfant et d'un extra-terrestre, utilise ses propres psychoses enfantines.

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(mais si tu sabotes Indy 4, je te retrouverais et tu auras droit au fouet)
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MessageSujet: Re: L'implication du scénariste...   Mar 18 Déc - 3:19

En fin de compte, que ce soit toi WaN ou master princeofsky, vous êtes tous les deux d'avis qu'il n'est pas forcément nécessaire d'avoir vécu réellement une situation, pour en rendre compte sinsèrement et de manière véridique.

De plus, si je résume bien vos pensées, il y a deux grandes manières de palier à ce manque :

  • Trouver une situation similaire dans notre vécu et l'habiller de manière à pouvoir s'en servir dans la situation qui nous intéresse (cf. "l'ami fana de Derrick" ou Spielberg et ses "psychoses enfantines" appliquées à E.T.)
  • Recueillir des témoignages (cf. "les survivants de la Shoah") à condition que les questions posées soient correctement orientées (cf. la discussion que WaN et moi avons eue ce midi*).
*Pour ceux qui n'étaient pas là, lire la suite.

En effet, WaN souligne, dans son post, une évidence primordiale à la bonne réussite de ces deux procédés : bien comprendre nos propres motivations puisque ce sont elles qui orienteront nos recherches et aiguilleront nos questions !

J'espère avoir bien tout compris cette fois.
Bon, maintenant, les "critiques" !...

Vos deux posts sont donc assez optimistes sur cette question, et je suis le premier à m'en réjouir (mes peurs peuvent être levées) !
Cependant, quand est-il des situation totalement nouvelles, semblable à aucune autre et que personne n'a jamais expérimenté ou survécu assez longtemps pour pouvoir en témoigner ?... C'est là que vous allez me tomber dessus en me demandant un exemple !
Par exemple (oui, j'en ai un)... Peut-on faire un film du point de vue de Dieu ? Attention, pas de Morgan Freeman dans la sage Almigthy. Le Dieu tel que les Chrétien (Théologiens) le conçoivent. Comment exprimer ce que l'on peut ressentir en étant tout, en vivant, au même moment, la création de l'univers, sa destruction et tout ce qui s'est passé entre-deux, dans la vie de chaque être vivant ? Un Dieu pour qui le temps n'existe pas, qui a le pouvoir de créer, à volonté et sans délai, un réel aussi complexe que le nôtre ?
Biensure, cette question reste valable que l'on soit croyant ou non. J'ajouterai cependant que cette question a plus une valeur rhétorique qu'autre chose. Autant vous dire que je n'attends pas de réponse à cette question. Malgré tout, elle reste intéressante de par les autres questions qu'elle implique. Celle-là même qui devrait nous permettre de fixer les limites de la question qui nous anime ici.
La première serait à mon sens : est-ce qu'un tel film, si tenté qu'il puisse exister, serait intéressant à regarder ? Qui voudrais voir un film qui exprimerait des émotions que personne ne ressent et ne ressentira jamais ? De même, puisque les réalisateurs sont sûrement les premiers spectateurs de leur film, quel réalisateur aurait envie de faire un film qu'il ne comprend pas et ne comprendra jamais ? (Toutes ces réflexions sont théoriques, inutile de répondre "moi", puisqu'on ne peut pas le faire, de toutes façons !)
Ce qui m'a amène à penser à des questions, cette fois bien ancrées dans la réalité : ne désire-t-on faire des films que parce qu'ils nous touchent (de près ou de loin**) ? Ne désire-t-on voire des films que parce qu'ils nous touchent (de près ou de loin) ? L'art cinématographique n'est-il qu'un gigantesque chat ("tchat") dans lequel certains s'expriment et d'autres lisent leurs postes et qui aurait pour sujet (champ d'application) : l'humanité et tout ce qui est à sa portée ?
Le cinéma n'est-il qu'une gros machine de partage des émotions ?

**Toutes considérations financières mise à part (ça, c'est pour les rigolos) et en considérant que tout ce qui touche un homme, nous touche d'une façon ou d'une autre, en tant qu'homme nous-mêmes.

Encore une fois, ne prenez pas mal ces questions que je pose (même si elles sont posées par la négative). Ce statut là du cinéma me convient parfaitement. Je préfère toujours passer ma vie à "ça" que de participer à rendre une entreprise rentable, par exemple.

Je pose juste ces questions pour peut-être en finir avec la question de "l'implication du scénariste", puisque si, dans l'absolu, nous faisons des films avant tout pour partager un vécu (dans tous les sens et interactions que ce terme comporte), la question du vécu ne se pose plus !

En d'autres termes : quoi que l'on fasse, on parle toujours et uniquement de ce que l'on vit ! Que ce soit en le maquillant dans une autre situation ou en recherchant son équivalent dans les témoignages de personnes ayant vécu la situation qui nous intéresse ! Et pourquoi ne fait-on que ça ? Parce que c'est la seule chose qui nous intéresse ! Parce que c'est la seule chose qui nous est donnée de faire !
En revanche, ce qui est bien, c'est que le champ de notre intérêt, de nos possibilités, n'a pas de limite, sinon celles de notre condition d'être humain...

Une dernière chose. Ne croyais pas que ce que je viens de dire, je l'avais préparé dès le moment où j'ai posté ce sujet.
Cette réponse est avant tout le fruit de notre discussion (et "Dieu" sait si j'avais déjà réfléchi sur la question) !
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